Le temps que l’eau se pose

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Dans le cube, à Brest.

Nuit noire maintenant.

A l’ouest, presque nord-ouest, la lumière a fuit, jaune puis verte, bleue, puis marine et noire.

La dorsale de l’Ile Longue s’allume, les carrés dans les cubes voisins aussi,

et dans les rues, l’écho sphérique des réverbères urbains.

Septembre déjà, septembre encore : une chance.

A l’origine tout n’était qu’un mystère

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Il fait très beau. C’est la fin de l’été.
A peine quelques ombres rousses aux cimes des arbres, le matin, au pont.
Quelque chose d’imperceptible encore dans l’air.
Le début des pommes, des poires. La nuit qui tombe beaucoup plus tôt.
Trouver des stratégies, rester vigilante, attendre l’automne.

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Chemin de poussière.

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Retour au Bout du Monde.
Retour au chemin poussiéreux de Landaoudec.
Partir au soleil. Avoir chaud sur le chemin.
Acheter un chapeau de paille, bleu.Flâner au fil des scènes, au gré des notes.
S’allonger dans l’herbe, au milieu de mille autres.
Regarder le ciel. Bleu. Fermer les yeux. Quand je les rouvre, l’ombre a gagné du terrain.
Ecouter la musique, enregistrer la rumeur. Hésiter entre rire et nostalgie. Choisir les deux.
Regarder le spectacle des autres, la vie bariolée, échevelé, insouciante -ici au moins-.
Essayer de se souvenir, un peu, ce qu’on s’est dit ici-même, ce jour-là.
Manger des frites, et de la glace pamplemousse.
Regarder la nuit tomber, le froid descendre, la lune se lever.
Bientôt, déclarer forfait. Rentrer à pied et dans la nuit, longtemps encore, le bruit sourd du Bout du Monde.

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Le matin au petit déj, dans le lit devant télé-nuages, on dévore des oursons guimauve.
A Landerneau trop de monde pour Giacometti, alors le pont habité, le ciel qui se couvre, une galerie d’art contemporain.
Le lendemain (ou peut-être était-ce la veille), on mange un incroyable gâteau-coco-cierges-magiques avec les garçons.
Plus tard on roule jusqu’au Cap de la Chèvre, de nuit, les vitres ouvertes, parce que c’est la pleine lune. On roule dans la nuit en écoutant Les Brigitte,. Tu photographies de faux giraflous aux façades éblouies des maisons de Morgat.
La lune est pleine, et la vie est belle.

Nocture

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Dans la nuit très tard je m’accoude à la fenêtre ouverte. Pleine lune, tout au sud-est sur la rade. Immobiles jardins. Immeubles éteints. Rues désertées. A la lisière du port les girafes-loups assoupis. Tout à coup déferlent des vagues de brume, au dessus de la rade d’abord, puis de la ville. Comme des fantômes glissants, elles engloutissent la lune, les lumières du port, les girafes-loups, et prennent corps dans le faisceau des lampadaires. Ainsi vivent les jardins, la nuit, en ville.