Archives de Catégorie: on the road again

De Glasgow à l’Ile de Skye, carnet d’Ecosse.

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Moleskine, format A5, papier dessin.
Technique : collage, aquarelle, croquis & bla bla bla.

Regarder la lumière

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A l’aube d’un matin d’été breton, nous faisons route vers le sud.
Le sud, Finistère.

Kerity-Penmarc’h. Grand soleil bleu, la lumière claque au  blanc ciselé de la lanterne d’Eckmühl.
Rando à la traverse du village, jardins fleuris et clos, cours marines, pierre des murs.
Et puis l’ancienne voie ferrée longeant le marais…

Midi aux dunes de Pors Carn et la plage caraïbe sur sable blanc et fin.

Plus tard on longe les roches de Penmarc’h, immense champ de cailloux balisé de signaux, le soleil tape fort, les maisons s’alanguissent, animaux marins échoués en sommeil.

Traversée du port de Saint-Guénolé, ici la vie travaille, vol affolé des goélands au-dessus des bateaux de pêche et ramassage d’étiquettes de criée…

A nouveau la haute silhouette d’Eckmühl et tout cela que l’été traine dans son sillage.

Plus tard encore, la nuit en haut du phare, presque  la nuit, sur le chemin de ronde.
L’espace déchiré chaque cinq secondes par le double faisceau de l’optique de Fresnel.
Découpe des côtes, humains là en bas, lumières petites, vent des hauteurs.
Vieilles légendes oubliées, mémoire des champs de roches devant Penmarc’h.

Au Poisson d’Avril, terrasse de bois sur le large et l’entrée du port du Guilvinec.
L’odeur de la nuit marine envahit la couchette de la capitaine où tu dors dans mes bras.
Par la fenêtre grande ouverte, clignotent les balises et les feux du port.

On dirait le sud.
Finistère sud.

Lettre perdue

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il était une fois dans l'ouest

Du fond de mon amnésie, j’avais lancé l’échelle de corde.
Oui, l’heure était venue de reprendre la course.

Au loin tout en bas, la planète bleue flamboyait des lumières du port,
d’où l’éternel attendre m’avait tenu lieu de secret bonheur.

La marine à voile m’avait jadis débarqué là, disparu, mort d’état civil,
au détour d’une guerre sans raison ni issue.

Enroulé dans mon épaisse capote de drap bleu, la tête sur ma musette de cuir,
j’avais attendu là, une éternité, le réveil au pied d’un dolmen.

A star in my Universe

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Univers

Saint-Malo
Hotel de l’Univers
ballet des serveurs juste avant le coup de feu
musique cubaine, décalée
presque personne

Presque personne
mais eux tous,
là,
sur  les photos

les cartes marines
et les histoires de voyages

Eux tous,
là,
jaunis et délavés

dans les cadres en bois sombre
avec leurs casquettes et leurs trois-mâts

Eux,
leurs Cap-Horn et leurs entrées de ports

leurs signatures aux hasards
leurs cheveux fous et ces sourires heureux
au vent des galères
avec parfois, l’arrivée.

Presque personne.

Bar mythique de l’Univers
la musique me revient,
le tschik-tchhhhhk de ton Nikon
le soleil derrière la vitre ,
Fleurs d’Amour au saut du lit
l’hiver à Saint-Malo.

Si l’on suivait les voies ferroviaires, qui aurait le pied marin

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Chaque jour, aller, le pont.
Le pont, retour, chaque jour.

Ses blancs filins d’acier ancrés aux brumes,
ou à la cisaille de l’azur, le serpent
enjambe l’Aulne dans sa courbe gracile.

Un été brulant au coteau des falaises
et soudain les matins plus frais
prémisses d’automne roux déjà
aux berges de la rivière.

Chaque jour, aller, le pont.
Le pont, retour, chaque jour.

Rails

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Paris comme une trainée de béton à la surface, territoire dérisoire au milieu de nulle part.
Boulevard de Port-Royal flotte, vague, la nostalgie d’un été déclinant. La rouille déjà s’accroche aux dentelles des platanes et des marroniers. Aux terrasses encore la vie semble vacante.
Aperçu depuis le bus 91, un tag qui dit : « Regarde le ciel… »
Paris, ville familière.