Archives de Catégorie: maritime

Un thé au Conquet

Par défaut

Un thé

[pour S.]

dormi dormi dormi et puis

éclaircie du ciel qui bleu puis brume
au loin Ouessant île des femmes

flotte la mémoire
contient  le désir

aux rias de sables blonds
soleil et vent du large
nouent un fil rouge un fil violet

à la passerelle la mer a monté
le Conquet s’alanguit sur sa falaise

parquet ancien abri cosy
la nuit qui tombe

et puis du thé
Fleur Bleue La Grande Vinotière

en face de moi tu dessines
des poissons au crayon gris
dans ton petit carnet

perles oranges à ton poignet
étoiles lumières de fêtes encore
les sorcières se fondent dans le décor

L’or du ciel et l’ardoise des vagues

Par défaut

SteMarg
Il y avait mon frère, quelque chose de commun à nous dans la façon dont nos cheveux accrochent le vent
Nos pas sur ce sable blanc de début des temps, et Sainte-Marguerite, je veux y voir un signe de notre grand-mère..
Ce fut un jour beau et bleu, ce bleu spécial d’après tempêtes, sur la cote nord du Finistère, ensemble.

Là-bas

Par défaut

angus/ Un lointain / un retour / une maison / des dunes / la mer / une musique / le feu dans la cathédrale /
/ un r’ajoute / des mots / des rires / un cap sous le vent / des sourires amis / une chapelle / des mains /
/ du soleil / des nuits / de la pluie / des matins / de l’élixir de Basilic / un sous-bois / du chocolat /
/ un bain de mer / une ville / des ponts / des méandres / un escalier en bois / un jardin en fleurs /
/ des envies et des vies /

Les déferlantes. Extrait II

Par défaut
Photo Antoine Soubigou

« Lambert était assis au soleil, le dos contre la digue. Je n’ai pas été étonnée de le voir là. Sa maison n’était toujours pas vendue. Il ne semblait pas pressé de partir. Je savais que l’on pouvait rester très longtemps comme ça, les yeux dans la mer, sans voir personne. Sans parler. Sans même penser. Au bout de ce temps, la mer déversait en nous quelque chose qui nous rendait plus fort. Comme si elle nous faisait devenir une partie d’elle. Beaucoup de ceux qui vivaient cela ne repartaient pas. «