Archives de Catégorie: Aujourd’hui

Aujourd’hui # 45

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Aujourd’hui après le travail, nous allons voir le soleil tomber dans la mer, à la pointe extrême de l’occident. Aujourd’hui la plage déserte et l’étrange calme strié des cris des sternes. La course lente du soleil, aujourd’hui, jusqu’à caresser les ilots, juste proches, dans une hémorragie de lumière de fin d’été. Aujourd’hui l’absence de vent, le silence mais presque, l’air du soir sur ma peau, une balise et un phare en mer.

Aujourd’hui encore, 21h presque 22, maintenant la nuit, à La Vigie. Une demi-lune sur la rade, café et chocolat, le calme, le bruit furtif des pages que tu tournes, et le sommeil qui vient.

Aujourd’hui # 43

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Aujourd’hui tempête. Comme hier et avant-hier et encore avant. Aujourd’hui trombes d’eau grises et raffales. Avec 2 f.
Aujourd’hui hier, 150 à Ouessant, 150 à Camaret, 137 à la pointe du Raz, 111 à Penmarch. Aujourd’hui le littoral recule, les vagues monstrent, tout vole en éclats, ça mousse, ça vente, ça décoiffe. Aujourd’hui ça hurle dans les coursives, ça claque sur le toit, ça cingle les vitres. Ca houle au large, ça assaille les balises, ça bouffe le béton, ça furie aussi. Aujourd’hui les touristes, la télé, les images en boucle, le pas-vrai du soit-disant juste. Aujourd’hui je ne dors pas.
Ca rentre dans les interstices, ça pénètre, ça envahit, ça remue, ça lave, ça remet les idées en place, c’est grand et beau. Aujourd’hui tempête, et puis. Là-bas, le feu du Portzic, régulier, dans la nuit, rouge, aujourd’hui.

Aujourd’hui # 42

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Aujourd’hui, brume, le monde réduit à cet horizon-là.
Quelques poteaux, des bosquets, certains grands arbres, et tout ça brume, tout ça gris.
Les phares d’une voiture qui descend la route en face, rien après ce trait de fusain.
Aujourd’hui rien d’autre que brume.