Nocture

Par défaut

Dans la nuit très tard je m’accoude à la fenêtre ouverte. Pleine lune, tout au sud-est sur la rade. Immobiles jardins. Immeubles éteints. Rues désertées. A la lisière du port les girafes-loups assoupis. Tout à coup déferlent des vagues de brume, au dessus de la rade d’abord, puis de la ville. Comme des fantômes glissants, elles engloutissent la lune, les lumières du port, les girafes-loups, et prennent corps dans le faisceau des lampadaires. Ainsi vivent les jardins, la nuit, en ville.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s