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Jour d’octobre

c’est comme un train
il trace au loin la ligne des rails, et puis ses feux, rouges presque plus, déjà plus train.
Alors le livre. Arpenter la voie, saisir les indices, goutte à goûter les mots
Une lumière caresse, et le dire des jours
je me suis laissée saisir.
Le souffle lourd des pierres au plomb du soleil, et
je, éblouie de ses mots, et la voix, distincte, écho.

Jour d’octobre

c’est comme un train et déjà plus
Persistance d’un froissement de vie trop tôt, et puis
Au sang de l’écriture, estafilade invisible des mots
jetés, poignée de sable ou d’étoiles, c’est selon
je me suis laissée saisir.

Fumeroles après l’averse, impalpable éther dans l’ivresse de la rencontre
loin du jour vide et lent et semblable

Ici la joie d’une source pure, au profond de l’être
et avant toute nuit.

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